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Cure In & Out
90,00 €79,00 €
1 Émollient 250ml + 1 Noé + 1 Bombeiro
Coucou Pomad, je préviens, ça va être long haha !
L'eczéma ne date pas de ma naissance, mais ça remonte à un petit moment !
Quand j'étais toute petite, pas bébé, mais je devais avoir six, sept ans, j'ai eu deux petites plaques d'eczéma dans le creux des bras. Ça n'a pas duré longtemps. Je me souviens juste que ça démangeait et qu'à force de me gratter, ça saignait un peu. Je n'ai pas l'impression qu'on ait fait quoi que ce soit de particulier pour ça et je n'ai plus jamais eu d'eczéma après.
Le primaire est passé, puis c'était le moment du secondaire (je suis belge, donc secondaire regroupe collège et lycée). À cette époque, je n'avais pas d'eczéma, mais je mangeais mal : mon alimentation n'était pas terrible et j'avais pris du poids. J'étais dans une école où la langue était complètement nouvelle pour moi et j'avais beaucoup de stress, un stress que je n'exprimais pas comme aujourd'hui. À l'époque, je compensais en mangeant. Tous les jours après l'école, j'allais m'acheter des pâtisseries, vraiment tous les jours, et j'ai pris pas mal de poids. Mais côté peau : zéro eczéma. Une peau parfaite, juste quelques kilos en plus. C'est important pour la suite.
Après le secondaire, à 18 ans, je suis entrée à l'université. La première année s'est bien passée, on était en confinement, donc j'ai à peine mis les pieds à l'école. Mais ma peau restait normale, aucun problème, jusqu'à la toute fin de l'année scolaire : là, j'ai vu une petite plaque apparaître dans le creux du bras. Je me suis dit « ah, c'est de l'eczéma », mais je n'ai rien mis dessus à part un peu d'huile. Aussitôt venu, aussitôt parti.
Deuxième année d'université : mes petites plaques reviennent, encore vers la fin de l'année. Ça me démange, je suis un peu complexée, mais pas plus que ça, je mets des bandages pour éviter de me gratter. Ce n'était pas catastrophique, ça ne se voyait pas énormément. Je me souviens que vers le dernier jour d'école, en pleine période d'examens, ça me grattait tellement que je suis allée chercher un tube de cortisone en pharmacie. On m'a dit que la cortisone était sous prescription, mais qu'on pouvait me donner de la Crémicort (une crème à faible dosage de cortisone, 0,5 % ou 0,1 %). Je l'ai appliquée : disparition instantanée. Je me suis dit « trop bien ».
Troisième année : peu d'eczéma. Dès que j'appliquais un peu de cortisone, ça partait très vite et ne revenait plus pendant des mois. Puis une toute petite plaque réapparaissait, je remettais un peu de crème et ça repartait. Ce n'était jamais très intense. Puis, en quatrième année, l'eczéma a commencé à apparaître plus régulièrement : sur les mains, sur d'autres endroits du bras, et même sur le visage, près de la lèvre, sur la joue, tout près de l'œil... J'utilisais mon petit tube de cortisone, y compris sur le visage, en pleine journée, en plein soleil. Personne ne m'avait dit que ça pouvait tacher la peau. Un jour, j'ai remarqué que ma peau se dépigmentait. Je suis allée en pharmacie demander s'il existait quelque chose pour repigmenter la peau. On m'a regardée bizarrement : « Qu'est-ce que vous mettez déjà ? Cette crème-là. Ah, mais c'était de la cortisone, madame ! Il ne faut jamais l'appliquer en journée, seulement le soir avant de dormir. » Je ne le savais pas. J'ai donc changé mes habitudes, mais le tube a fini par devenir de moins en moins efficace, et l'eczéma est revenu de pire en pire, de plus en plus étendu. Ma main, mes poignets, le creux du bras étaient couverts. Je me suis dit : « là, ça va devenir compliqué. »
À ce moment-là (toujours en quatrième année), j'ai des photos de moi en vacances où ma peau était parfaite, puis d'autres prises après avoir commencé un stage que je n'aimais pas du tout, où l'eczéma s'est nettement aggravé, le moment où je me suis dit que c'était sérieux. Avec le recul, ça me fait sourire : comparé au pic le plus grave que j'ai connu plus tard, ce n'était rien. Mais c'est là que j'ai commencé à me cacher, à porter des manches longues en permanence pour qu'on ne me voie pas. J'allais rendre visite à mon frère, qui vit à l'étranger, avec toute ma famille et je redoutais les remarques de ma mère sur ma peau. Mes amis savaient que je faisais de l'eczéma, je ne parvenais plus à le cacher.

C'est au milieu de cette année-là que je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose, que la cortisone ne me sauverait pas. J'ai cherché des alternatives naturelles, et c'est là que j'ai découvert Pomad, il y a environ un an et demi. Avec Pomad, j'ai commencé à comprendre énormément de choses : ce qu'était vraiment l'eczéma, ce qu'était la cortisone, l'alimentation anti-inflammatoire et surtout que je n'étais pas seule.
Je me suis aussi rendue dans une herboristerie. Ils m'ont parlé des doshas, Pitta, Vata et m'ont expliqué que je serais plutôt Pitta : le feu. L'eczéma serait comme ce feu qui sort par la peau, le signe que quelque chose ne va pas à l'intérieur du corps. La peau étant le dernier recours du corps quand vraiment rien ne va, cela peut se traduire par de l'acné, du psoriasis, de l'eczéma, une perte de cheveux ou une prise de poids, d'où, sans doute, ma prise de poids au secondaire quand j'étais très stressée.
J'ai commencé à apprendre énormément : ajouter du curcuma et du poivre dans mes repas, assaisonner avec des huiles plus douces et naturelles, identifier ce qui pouvait apaiser mon tempérament Pitta (donc « feu »), plutôt l'huile de nigelle, l'huile d'amande douce, des huiles « froides ». Je lisais les témoignages Pomad tous les dimanches, dès leur sortie. J'ai aussi acheté le livre Mon plan peau, conseillé je crois par Saskia dans une vidéo, vraiment intéressant. Côté alimentation, j'ai essayé plusieurs changements.
🪐 Découvre les témoignages de celles et ceux qui ont repris le contrôle de leur peau
Pendant toute cette période de découverte de Pomad, mon eczéma restait globalement stable, avec des pics de mieux et des pics de moins bien. J'ai aussi fait une cure contre l'allergie à la poussière, car porter des vêtements non lavés ou restés longtemps dans mon armoire me donnait de l'urticaire. J'ai fait une cure anti-acariens, acheté un déshumidificateur à cause de la moisissure dans mon appartement (il y en a toujours, d'ailleurs j'ai déménagé, mais le nouvel appartement en a aussi).
Puis est venu l'été entre la quatrième et la cinquième année d'université. À un moment, ça allait beaucoup mieux, puis ça a empiré, tellement fort que je n'en pouvais plus. Je suis allée voir une dermatologue. Elle m'a prescrit de la cortisone en me disant : « Ça se voit, dans deux semaines tu n'auras plus rien, applique-la exactement comme je te le dis et ce sera fini. » J'étais désespérée, j'ai suivi à la lettre : disparition du jour au lendemain, peau parfaite. J'étais persuadée que l'eczéma ne reviendrait plus, ravie, je pensais que c'était terminé.
Ça a duré deux semaines, avant que des boutons n'apparaissent. Plus des plaques cette fois, de vrais boutons. Je suis retournée voir la dermatologue, qui m'a regardée comme si elle ne m'avait jamais vue. Je lui ai expliqué qu'elle m'avait prescrit de la cortisone pour mon eczéma et que j'avais maintenant des boutons. Sa réponse : « C'est probablement la gale. » Je n'y croyais pas du tout. Je ne vis pas seule, ni mon compagnon ni personne d'autre de ma famille n'avait de boutons, j'étais la seule à avoir pris de la cortisone et la seule à faire de l'eczéma. Elle est restée convaincue que c'était la gale, m'a prélevé un petit morceau de peau pour une biopsie et m'a dit de revenir une semaine plus tard.
Une semaine après, nouveau regard interrogateur comme si elle ne m'avait jamais vue. Je lui rappelle qu'elle m'a prélevé un échantillon de peau pour savoir si c'était la gale. Elle me répond qu'elle n'a pas reçu les résultats du laboratoire. Elle appelle sur place : le laboratoire confirme qu'il n'a pas encore traité l'échantillon. Elle me dit alors qu'elle ne me fera pas payer la totalité de la consultation et me demande de la rappeler dans deux ou trois jours. Je l'ai rappelée. Cela fait bientôt un an, elle ne m'a jamais répondu. Je savais très bien que ce n'était pas la gale, que c'étaient simplement des boutons. Une dermatologue qui prescrit n'importe quoi, laisse croire à une gale, et ne répond jamais, même si j'avais vraiment eu la gale, je ne l'aurais jamais su. Je voyais bien qu'elle lisait mes messages. C'est à ce moment-là que ma méfiance envers les dermatologues est devenue immense.
Depuis, j'ai testé énormément de choses. Certaines pistes qu'on m'avait proposées n'ont pas vraiment aidé. J'ai fait des cures sans gluten : pas d'effet. J'ai réduit au maximum le fromage et le lactose : pas d'effet non plus. J'ai arrêté complètement l'alcool pendant près d'un an : toujours pas d'effet. Ça n'allait pas, c'était même de pire en pire.
J'ai eu un appel avec Charles, du compte @eczema_atopique, qui me proposait un accompagnement. Mais question budget, en tant qu'étudiante, je n'avais pas les moyens de suivre le programme. Il a continué à m'envoyer des vidéos et à prendre de mes nouvelles, on est restés un peu en contact. Je continuais à lire tous les témoignages que je pouvais trouver. J'ai encore appris beaucoup de choses, mais mon eczéma n'arrêtait pas d'empirer. Je suis arrivée à un point où sortir n'était plus possible. J'annulais mes rendez-vous, je ne voyais plus mes amis, je m'isolais dans un appartement moisi, une situation vraiment difficile. En revanche, j'avais arrêté la cortisone depuis l'épisode de la dermatologue, pour de bon et je n'y suis plus jamais revenue.
J'étais aussi en contact avec une autre personne de la communauté Pomad, en France, dont l'eczéma était pire que le mien. On parlait, on imaginait créer une plateforme pour en discuter, puis on a perdu contact. À un moment, il m'a dit qu'il allait reprendre de la cortisone. Je me suis sentie impuissante, je savais à quel point c'était mauvais, mais je lui ai dit que si vraiment ça n'allait pas, il fallait faire ce qu'il fallait. Je me suis sentie un peu seule à rester sur la voie du naturel.
Le pic le plus grave est arrivé alors que je venais de commencer un nouveau job étudiant. J'ai même demandé si je pouvais porter des gants tellement j'étais gênée de montrer mes mains aux clients. C'était vraiment très dur. C'est à ce moment que j'ai fait le pas de parler à une psy. Je ne l'avais pas fait plus tôt parce que ma mère est psy et m'emmenait chez des psychologues depuis toute petite, parfois sans raison claire, parfois pour des insomnies ou parce qu'elle trouvait que je ne parlais pas assez, un peu toutes ses propres inquiétudes à mon sujet. J'ai suivi des thérapies toute ma vie sans vraiment savoir pourquoi j'y étais, et j'ai arrêté en entrant à l'université, un peu traumatisée par cette expérience. Je n'en voulais plus.
En discutant avec Charles et en lisant des témoignages Pomad, j'ai vu des personnes parler à un psy, un naturopathe ou un magnétiseur et aller mieux. Je me suis dit qu'il fallait sauter le pas. J'ai vu une magnétiseuse : pendant la séance, je me suis mise à pleurer sans raison apparente et je me suis dit qu'il y avait quelque chose à creuser. L'eczéma n'est pas parti pour autant. J'ai ensuite vu une psy : là encore, en parlant, je sentais une boule dans la gorge, un mal-être, des larmes sans que je comprenne pourquoi. Mon corps se vidait, en quelque sorte. Je me suis dit qu'il y avait vraiment un travail psychologique à faire.
Charles m'avait expliqué que trois piliers comptaient : l'alimentation, les compléments et le psycho-émotionnel et que c'est la combinaison des trois qui amène un vrai changement. Je n'avais pas encore creusé le volet émotionnel. Il m'a fallu quelques mois, quatre ou cinq séances espacées d'environ un mois, pour commencer à voir des changements. Je suis aussi allée voir une homéopathe, qui me posait des questions très profondes sur moi et interprétait mes rêves d'une façon saisissante. Quand les larmes coulent sans raison, c'est signe que quelque chose se libère vraiment et qu'il faut creuser dans cette direction.
À force, toutes les personnes que j'avais consultées m'ont dit la même chose : j'avais toutes les pièces du puzzle pour aller mieux, il fallait juste que tout s'aligne : une vraie prise de conscience, une acceptation de soi et de la situation, un ancrage dans le présent. Et c'est vrai, quand on est ancré dans le présent, on est toujours à la bonne place. Quand j'ai enfin réussi à relier tous ces éléments : faire attention à mon alimentation, à ma consommation d'alcool, apprendre surtout à gérer mon stress, me dire que ce n'est pas grave, que ce n'est pas la fin du monde (et qu'au pire, ce serait la fin du monde), quand j'ai appris à m'aligner, à repérer ce qui me faisait du bien (parfois des vidéos d'hypnose en fond sonore pour m'endormir, qui fonctionnaient vraiment bien), tout est parti. Mais à une vitesse incroyable : en moins de deux mois, je voyais tout disparaître. Deux semaines plus tard, il ne restait presque rien. J'étais sous le choc. Un mois plus tard, juste avant de partir en vacances, je me disais que c'était incroyable, je pouvais enfin porter un bikini, des t-shirts, sans complexe. Et c'est exactement ce qui s'est passé, juste avant les vacances, tout était quasiment parti, en tout cas assez pour que je n'aie plus honte ni gêne.
Au retour de vacances, j'ai vu quelques petits boutons apparaître et j'ai eu très peur que ça revienne. Mais ce n'étaient que quelques petites gratouilles et ça n'est plus jamais revenu depuis. Aujourd'hui, j'ai une plus belle peau que je n'en ai eu pendant toute la durée de mon eczéma, c'est incroyable, mais c'est bien la preuve que quand tout s'aligne, tout va mieux.
Je ne vous ai pas encore parlé de tout ce que j'ai testé au fil du parcours : le beurre de karité pour rester hydratée, au moins deux litres d'eau par jour, des compléments (zinc, magnésium, oméga-3, glutamine, les basiques essentiels), une huile de douche à la place du savon, un changement de vêtements en privilégiant le lin et le coton plutôt que le polyester, un shampoing solide et des produits naturels... Tout ça m'a fait énormément de bien. Pour l'huile, je cherchais honnêtement l'option la moins chère : sachant que l'huile de Pomad contenait de l'huile d'avocat, j'ai simplement acheté un grand pot d'huile d'avocat pure. Et ça a suffi. Parce qu'en réalité, l'eczéma est un problème de dérèglement psychologique, alimentaire ou autre et quand on parvient à tout régler, tout s'arrange.
Aujourd'hui, je suis vraiment heureuse. Je prie pour que ça ne revienne pas, mais si ça revient, je saurai qu'il y a quelque chose de profond à régler et que ça ne sert à rien de se cacher. Tout ce que vous avez expliqué dans les blogs, tout ce que j'ai lu, tout ce que j'ai appris avec Charles et à travers ce parcours m'a énormément aidée. Je mange sainement, je fais attention à ma consommation d'alcool, je mène une vie assez hygiénique. Je sais que je suis en bonne santé et que je fais les efforts nécessaires pour que tout se passe bien. Il n'y a plus de raison que ça n'aille pas.
C'est vraiment le moment où j'ai réussi à aligner tous ces éléments que les choses se sont améliorées. Avant, je faisais plein d'efforts en continu sans voir de changement, ou pire, ça empirait. Aujourd'hui, le pic le plus grave est derrière moi et c'est enfin la paix sur ma peau. Ça se voit tellement.