Le point de départ : un rayon entier de crèmes, et des plaques qui reviennent
Ma première étape a été la plus banale : une parapharmacie, un samedi matin. Le rayon peaux à problèmes fait plusieurs mètres. Crèmes apaisantes, baumes relipidants, laits émollients, gammes dermatologiques entières. Une offre immense, précise, souvent de qualité. Et devant le rayon, des clientes qui, de leur propre aveu, en sont à leur cinquième ou sixième référence.
C'est le paradoxe qui a lancé mon enquête : si ces produits étaient la réponse complète, on n'y reviendrait pas si souvent. Une femme m'a résumé le problème en une phrase, devant les émollients : celle-là, elle marche bien, tant que je l'utilise et tant que rien ne déclenche. Tout est dans le tant que.
En rentrant, j'ai posé la question autrement dans mon carnet. Non pas quelle est la meilleure crème, la presse féminine y répond douze fois par an. Mais : qu'est-ce que les crèmes ne peuvent structurellement pas faire ? Pour y répondre, il faut comprendre ce qu'est réellement une plaque. Et ça commence par un mur.