Essai n°1 : les crèmes de pharmacie, achetées par dizaines
Ça commence toujours pareil. Une plaque, une pharmacie, une conversation à voix basse au comptoir. On ressort avec une crème apaisante, réparatrice, nourrissante, protectrice, l'adjectif varie mais le scénario jamais : quelques jours d'espoir, une peau un peu plus souple, et la plaque toujours là, fidèle au poste.
Alors on se dit qu'on n'a pas pris la bonne, et on en essaie une autre. Puis une gamme entière. Puis la gamme concurrente, celle qu'une collègue jure être la seule qui marche. Mon record personnel : trois crèmes différentes en cours d'utilisation en même temps, une pour le jour, une pour la nuit, une pour les poussées. Aucune des trois n'a survécu à l'hiver suivant.
Je ne dis pas que ces crèmes ne servent à rien, certaines hydratent très correctement. Je dis qu'on leur demandait quelque chose qu'elles n'ont jamais prétendu savoir faire : arrêter le cycle. Et ça, aucun rayon de pharmacie ne me l'a jamais offert, quel que soit le prix de la boîte.